La forme de bâti qui prédomine actuellement dans le Cap Corse est la villa individuelle. On trouve peu d’immeubles et la construction de logements sociaux n’est pas à l’ordre du jour.
Les communes ont des difficultés à trouver du foncier disponible, même si elles ont la possibilité de préempter 10% de la surface d’un terrain à bâtir et de pouvoir ainsi proposer des formes de logements plus concentrées. Cette action empêche en outre l’explosion des prix de l’immobilier. Les procédures dites « d’état d’abandon manifeste » et « d’édifice menaçant ruine », permettent de récupérer du bien déjà bâti à l’intérieur des villages pour en faire des espaces publics ou des logements. Les communes d’Olmeta di Capicorsu et d’Ersa ont déjà entrepris de rénover certains de leurs édifices anciens par le biais de ces procédures. Outre qu’elles permettent de recouvrer un précieux foncier, elles évitent aussi le mitage du territoire et l’isolement des habitants. L’argument qui est souvent opposé à ce type d’actions est leur coût, la restauration d’un bâti dégradé et ancien étant souvent plus chère que la construction d’un bâtiment neuf. Néanmoins, l’Office de l’Environnement de la Corse finance les études de faisabilité pour ces procédures dans le cadre du Plan de Développement de la Corse qui « a clairement indiqué la nécessité d'une action vigoureuse sur le patrimoine bâti pour revitaliser la Corse de l'intérieur. »