
Avant de passer en revue les différents types d’entreprises génératrices d’activité économique sur le territoire de la Communauté de communes du Cap Corse, quelques chiffres préalables s’imposent. Un recensement de l’Insee en 2006 montre que le taux d’actifs dans le canton de Capo Bianco avoisine les 60%. Pour le canton de Sagro di Santa Giulia, il est de plus de 66%, soit le taux moyen insulaire. Les taux d’actifs dans les régions méditerranéennes sont les plus faibles de France : moins de 71%. Dans le domaine de l’artisanat, on compte plus de 200 entreprises dans la Communauté de communes. Elles se regroupent pour près de 40% dans le bâtiment, suivi par l’alimentation : 17%, la plomberie et l’électricité : 12%. C’est à Brando et à Rogliano Macinaghju qu’on trouve le nombre le plus important d’artisans : près de 40. A Sisco et Luri, il avoisine les 30. Cagnano, Meria, Morsiglia, Ogliastru, Olcani, Olmeta di Capicorsu et Pino en regroupent moins de cinq par commune. On note à Rogliano Macinaghju une activité centrée autour du nautisme avec quatre artisans spécialisés en sellerie, réparation, construction et charpente marines.

L’activité de vente et d’entretien de matériel informatique semble émerger, le Cap dénombre cinq de ces structures au total. Le nombre d’employés n’est pas connu. L’usage veut cependant que beaucoup d’artisans travaillent seuls et ils ne peuvent légalement employer plus de dix personnes. L’artisanat n’est pas le seul vecteur d’activité. Une entreprise de BTP basée à Luri emploie aujourd’hui plus de 50 salariés. Les structures médicalisées et les professions médicales – souvent indépendantes – sont également bien représentées. Les commerces de proximité et les supérettes appartenant à des chaînes de supermarchés sont implantés un peu partout. L’hôtellerie, la restauration et les campings génèrent avant tout une activité saisonnière.